État des lieux sur la PRODUCTIVITÉ DES SITES DE PRODUCTION en France

Vendredi 22 avril

Transformer l’industrie par les technologies numériques contribue à repenser son modèle économique, tout en offrant de nouveaux gisements de croissance : Les technologies numériques génèrent de nouvelles opportunités de création de valeur en donnant aux entreprises industrielles la possibilité d’optimiser leur système de production mais aussi de revoir leur positionnement sur la chaîne de valeur

 

Avant la crise sanitaire  

Durant les cinq années précédant la crise sanitaire (2015-2019), la situation moyenne des entreprises s’est améliorée : des gains de productivité dans l’ensemble des secteurs (+ 8 %), en particulier dans l’industrie (+ 12 %).  

Sur cette même période, dans les secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers, la productivité du travail a progressé de 7,8 %, soit une hausse moyenne de près de 1,5 % par an.  

Les gains de productivité durant ces cinq années ont été particulièrement élevés dans l’industrie et le commerce (respectivement + 12,0 % et + 11,7 %), tandis qu’ils ont été de moindre ampleur dans les autres secteurs : + 5,2 % dans la construction, + 3,4 % dans les transports et + 3,8 % dans les services marchands.  

Depuis 2020  

D’après l’enquête réalisée par la Banque de France, en février 2022, l’activité progresse dans quasiment tous les secteurs de l’industrie.  

Dans l’ensemble de l’industrie, le taux d’utilisation des capacités de production est de 82.7%.  

Il se situe au-dessus de sa moyenne historique dans la plupart des secteurs industriels, à l’exception de l’automobile (– 6 points), de l’aéronautique et autres transports (– 7 points) et dans une moindre mesure des produits informatiques, électroniques et optiques (– 3 points).  

Les soldes d’opinion relatifs à la production indiquent de bonnes progressions en février 2022, dans l’habillement, textile, chaussures, le bois, papier, imprimerie, et la fabrication d’équipements électriques. Les autres secteurs progressent plus modérément, excepté l’industrie automobile, en léger repli en raison des problèmes d’approvisionnement en semiconducteurs.  

 

Le déclenchement de la guerre en Ukraine a soulevé de nombreux points d’incertitudes auprès des industriels. En effet, les chefs d’entreprise interrogés font état d’inquiétudes pour les mois à venir, concernant :

  • D’une part, le prix et la disponibilité de certaines matières premières (nickel, titane, acier, aluminium) ;
  • D’autre part, le risque pesant sur l’acheminement – notamment ferroviaire – de ces intrants via le continent européen et
  • Enfin, l’impact sur les relations actuelles avec des fournisseurs basés en Ukraine ou en Russie et le risque de devoir à court terme diversifier leurs fournisseurs.  

L’analyse textuelle permet d’aider à quantifier cette problématique : L’industrie est logiquement la plus concernée par la guerre en Ukraine (20% de commentaires), le bâtiment (7%) et les services (5%) étant en retrait. L’aéronautique est le secteur mentionnant le plus le conflit (33%).  

 

En termes de PERSPECTIVES : INNOVATION, MIXITE et FORMATION sont à l’honneur

Améliorer la productivité des usines passe par l'intégration de nouveaux outils d'Intelligence artificielle. L’objectif de la 4ème révolution industrielle est d’améliorer les processus et la productivité opérationnelle grâce à une meilleure gestion des ressources disponibles.  

Transformer l’industrie par les technologies numériques contribue à repenser son modèle économique, tout en offrant de nouveaux gisements de croissance : Les technologies numériques génèrent de nouvelles opportunités de création de valeur en donnant aux entreprises industrielles la possibilité d’optimiser leur système de production mais aussi de revoir leur positionnement sur la chaîne de valeur.  

Il faut savoir qu’en 1990, l’industrie représentait 22% du PIB français. Aujourd’hui elle ne représente plus que 11% selon France Industrie. Quelle que soit leur taille ou leur secteur d’activité, toutes les industries traditionnelles sont ou seront impactées par ces technologies numériques innovantes. Elles peuvent compter, au-delà de la conduite du changement, sur de nombreux avantages tels que l’amélioration des processus internes, l’amélioration de la productivité, la réduction de coûts, une accélération du time-to-market etc. …  

Une étude de la Harvard Business Review menée par Amanda Weinstein démontre que pour chaque augmentation de 10 % du nombre de femmes travaillant dans le secteur industriel, l'impact économique global augmente d'au moins 5 %.  

Ce constat est corroboré par le Manufacturing Institute, qui note très clairement que « les entreprises diversifiées sont plus compétitives que celles qui ne le sont pas ».  

Le cabinet de conseil Deloitte évoque, lui, un «meilleur rendement des capitaux propres et une rentabilité accrue grâce à la diversité des sexes dans un environnement industriel.»
 

Depuis quelques années, selon l’UIMM, l’industrie du futur, sous l’impulsion du numérique, se transforme.  

L’introduction de technologies de rupture comme la fabrication additive, la cobotique ou encore les objets connectés donnent naissance à de nouveaux modes de production : plus rapides, plus propres et adaptés aux besoins spécifiques des clients. Cette révolution est aussi synonyme d’évolution avec, par exemple, de nouveaux métiers (data scientist, programmeur industriel, ingénieur cobot…) et des changements profonds dans les modes d’organisation du travail où le collaboratif et l’esprit entrepreneurial occupent une place centrale.  

L’industrie, c’est 75% des dépenses de R&D françaises. C’est aussi 7 entreprises figurant dans le top 10 des déposants de brevets en France. Véhicules à faible consommation, énergies renouvelables, nouveaux dispositifs technologiques médicaux, matériaux haute performance… les innovations industrielles répondent au besoin d’une société plus durable. Surveiller sa maison à distance ou contrôler son rythme cardiaque depuis l’écran d’un téléphone, c’est aussi possible grâce à l’industrie !  

L’industrie offre des opportunités de carrière attractives, notamment pour les jeunes, elle offre la possibilité de se former aux évolutions technologiques et de développer son employabilité : les entreprises industrielles se mobilisent pour développer les compétences de leurs équipes et pour former les jeunes aux métiers de l’industrie par la voie de l’apprentissage. 

 

Chiffres-clés de
l’industrie en France

source France Industrie
 

Productivité
 

82.7%

Taux d’utilisation des capacités de production

13.5%

Poids de l’industrie dans le PIB marchand (industrie manufacturière 11.04%)

80
milliards

Total investissement industriel

274
milliards

Valeur ajoutée (industrie manufacturière : 219 milliards)

7 615 000

Nombre d’emplois (dont 3 115 000 en emplois direct)

260 000

Nombre d’entreprises industrielles (dont 90% de TPE et PME)

 

R&D dans l'Industrie
 

75%

L’industrie c’est 75% des dépenses de R&D françaises

7 / 10

L’industrie c’est 7 entreprises figurant dans le top 10 des déposants de brevets en France

25
milliards

De dépenses
en R&D

80%

Contribution de l’industrie à la R&D privée en France

 


22/04/2022

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